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Enduro World Series 2016 : c’est parti !

Les Enduro World Series (coupe du monde d’enduro) ont commencé le week end dernier au Chili. C’est l’occasion de faire un point sur la compétition 2016 du côté des femmes, et on en profitera aussi pour faire le bilan de ce premier round.

Avant tout, tout le monde n’est pas au fait de que sont les compétitions d’enduro. Voici donc un petit paragraphe pour les néophytes, que certaines pourront zapper !

L’enduro, c’est facile, c’est comme avec les copains le week end (ou presque !) : c’est une journée (ou plusieurs) sur le vélo, avec des montées (parfois en partie aidées de navettes ou de remontées mécaniques), et des descentes pour se faire plaisir. Et en Enduro, on ne chronomètre que les descentes, appelées spéciales.

A la fin de l’épreuve, pour chaque concurrent, on ajoute le temps de toutes les spéciales. Evidemment, c’est le plus rapide qui gagne !

Les Enduro World Series sont constitués de plusieurs épreuves, tout au long de l’année, et tout autour du monde : on commence d’abord en mars et début avril au Chili, puis en Argentine, avant les épreuves suivantes en Irlande, Italie… Notez sur vos calendriers qu’il y a un round en France, à Vallberg, les 17 et 18 septembre.

Chez les filles, en 2016, tous les pronostics sont ouverts : les favorites des années précédentes sont pour le moment absentes. En effet, Tracy Moseley, gagnante du classement général en 2014 et 2015, a pris sa retraite, et Anne Caro Chausson est actuellement en convalescence.

Cela laisse la place aux habituelles poursuivantes, entre autres, Cécile Ravanel, Anneke Beerten, Ines Thoma… Et il y a beaucoup d’incertitudes, puisqu’il y a eu beaucoup de mouvement à l’intersaison, avec des filles qui peuvent maintenant se consacrer quasiment uniquement à la compétition. On pense en particulier à Isabeau Courdurier, la jeune française, qui est passée chez Sunn, à Katy Winton, qui a rejoint Trek, et à Rae Morrison qui roulera pour Lapierre.

Anneke Beerten, qui était le fer de lance chez Specialized l’an dernier porte maintenant les couleurs de GT.

Pour compléter le tableau féminin, on note aussi l’arrivée chez Trek de Casey Brown, prometteuse descendeuse canadienne ; et il faudra aussi compter sur les sœurs jumelles Gherig. On espère également le retour de Lorraine Truong qui est pour l’instant sur la touche depuis l’été dernier suite à une mauvaise chute sur la tête à Samoëns.

Le week end dernier avait lieu le premier round du championnat, à Corral, à proximité de Valvidia (Chili) au Chili, sur une presqu’île où les riders ont du se rendre par bateau, ce qui a donné quelques images insolites :

Athletes arrive at the venue for the first day of racing

La compétition se déroulait sur deux jours, avec chaque journée, trois spéciales. Les coureurs devaient parcourir 50 km et 1500 m de dénivelé positif et négatif chaque jour.

Cécile Ravanel a mené la course du début à la fin. Seule Anneke Beerten a réussi à lui voler la victoire sur une spéciale, en lui reprenant 4 secondes sur la SP3, après avoir « raté » son début de compétition en finissant 3ème sur la SP1 et 5ème sur la SP3. Au final, l’avance de Cécile Ravanel sur la seconde place d’Anneke Beerten est confortable à l’issue de l’épreuve : 25s.

Cecile Ravanel asserted her dominance winning 2 out of 3 stages todayCécile Ravanel

Anneke Beerten focused on stage 1Anneke Beerten

Isabeau Courdurier, qui roule sur un cadre sur mesure, avait bien démarré la compétition avec une deuxième place sur les SP1 et SP2. Mais elle a probablement ensuite pêché physiquement, en finissant systématiquement derrière Anneke sur les spéciales suivantes. Elle finit néanmoins à une bonne troisième place.

EWS_Corral_SaturdayRace-9611Isabeau Courdurier

Womens-Podium_EWS_Corral_RaceDay2-1444Le Podium

 

Au pied du podium, on trouve Ines Thoma. L’allemande a fait preuve d’une grande régularité, en finissant systématiquement quatrième ou cinquième des spéciales. Néanmoins, elle ne devance Anita, la plus rapide des sœurs Gehrig, que de deux secondes (sur 39 mintes de spéciales !)

Rae Morrison, la Néo zélandaise, a craqué sur la deuxième journée : après avoir pu espérer finir cinquième, elle a rétrogradé à la sixième place.

Rae Morrison drops in to the ocean on stage 6Rae Morrison

 

La « petite » déception de ce week end vient de Katy Winton, qui espérait probablement pouvoir accrocher le top 5. Mais finalement, sa septième place est logique, puisqu’elle avait fini dixième au général en 2015.

Sunrise scenic from Corral before the second day of practice

Et la suite arrive très vite : dès samedi commence la deuxième manche, en Argentine, à Cerro Catedral. Cette fois, les riders auront l’aide d’une remontée mécanique. Ils devront de nouveau parcourir trois spéciales par jour, sur deux jours. Ils ont d’ailleurs déjà commencé aujourd’hui les reconnaissances !

Le podium de la semaine passée va-t-il se reproduire ? La fatigue va-t-elle influencer les résultats ?

Casey Brown, qui était absente sur le premier round peut-elle bousculer la hiérarchie ?

Réponse dès dimanche soir !

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